Projection-débat « Mariages arrangés et crimes d’honneur: de la réalité au cinéma », le 5 juin 2014 à 20h30 à Grenoble

publié le 21 mai 2014
rubrique : Actualités

Projection du film germano-turque L’étrangère de Féo Aladag au cinéma Le Club à Grenoble puis débat

Projection-débat "Mariages arrangés et crimes d’honneur: de la réalité au cinéma", le 5 juin 2014 à 20h30 à Grenoble

Problématique:
La violence vis-à-vis des femmes, et particulièrement les mariages forcés et crimes d’honneur qui ont inspiré la fiction qu’est L’Etrangère, sont des phénomènes bien réels en France.

■ Le Groupe de femmes pour l’abolition des mutilations sexuelles (GAMS) estime à 70 000 le nombre de jeunes filles menacées par le mariage forcé en France malgré sa totale illégalité sur notre territoire.

■ Quant aux crimes d’honneur, une dizaine de cas ont été évoqués dans les médias français depuis 15 ans contre 72 jeunes filles tuées dans le même lapse de temps en Allemagne.

Ces crimes sont perpétrés en réaction à un comportement perçu comme ayant apporté le déshonneur à une famille. Ils peuvent également prendre la forme d’agressions de toutes sortes (coups, brulures, séquestrations, mutilations, défigurations..).

Le film l’Etrangère de Féo Aladag, narre ainsi l’histoire d’une jeune femme turque, marié contre son gré, qui a grandi à Berlin, et tente de s’affranchir des traditions de sa communauté. Un film poignant, inspiré d’un crime d’honneur qui avait secoué l’Allemagne en 2005.

Intervenantes au débat:
- Le Planning Familial de l’Isère
- Le réseau Mariage Forcé 38
- Morgane Adam, auteure d’une étude sur les crimes d’honneur dans le monde.

Lieu: Cinéma Le Club, au 9bis Rue du Phalanstère à Grenoble

Horaire:
20h30: projection du film
21h45: débat de 45mn’

Prix: 5 euros
Tout public

70ème anniversaire du droit de vote et d’éligibilité des femmes

publié le 25 avril 2014
rubrique : Actualités

Ce 16 avril, à l’invitation d’Anne Hidalgo, maire de Paris et de Najat Vallaud-Belkacem, ministre en charge des Droits des femmes, le président de la République François Hollande s’est rendu à l’Hôtel de ville de Paris pour célébrer le 70ème anniversaire du droit de vote et d’éligibilité des femmes.  Devant 300 femmes maires nouvellement élues, le président  a rendu hommage aux conquêtes passées et montré la voie de celles à venir.

En effet, 70 ans après, à la conquête du droit de vote et d’éligibilité des femmes a succédé le combat pour la parité, dont l’objectif est inscrit dans la Constitution mais qui tarde encore à se concrétiser dans le champ politique et plus encore dans les sphères professionnelles et sociales. Faire progresser la parité c’est l’un des objets de la loi pour l’Égalité réelle entre les femmes et les hommes portée par la ministre, Najat Vallaud-Belkacem et c’est aussi l’objectif de la plateforme « pour une Europe des Droits des femmes » lancée à l’occasion de ce 70ème anniversaire.

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La violence à l’égard des femmes : un phénomène omniprésent

publié le 17 mars 2014
rubrique : Actualités

Un nouveau rapport publié par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) présente les résultats de la plus grande enquête mondiale sur la violence à l’égard des femmes, qui révèle l’étendue des abus dont les femmes sont victimes chez elles, au travail, en public et en ligne.

Tout en démontrant la vaste prévalence de la violence à l’égard de femmes adultes, le rapport détaille également les actes de violence physique et sexuelle vécus par les femmes pendant leur enfance. L’enquête indique que les décideurs politiques doivent reconnaître l’ampleur de la violence à l’égard des femmes et garantir que les réponses apportées couvrent les besoins et les droits de toutes les victimes de violence à l’égard des femmes non seulement en théorie, mais aussi en pratique.

« Les chiffres révélés par l’enquête ne peuvent et ne devraient tout simplement pas être ignorés », reconnaît Morten Kjaerum, le directeur de la FRA. « L’enquête réalisée par la FRA montre que les violences physiques, sexuelles et psychologiques à l’égard des femmes constituent de sérieuses violations des droits humains dans tous les États membres. La vaste étendue de ce problème indique que la violence à l’égard des femmes ne touche pas seulement les victimes, mais se répercute aussi chaque jour sur la société. Il est dès lors indispensable que les décideurs politiques, la société civile et les intervenants de première ligne revoient les mesures permettant de traiter toutes les formes de violence à l’égard des femmes, quel que soit l’endroit où elle se produit. Des mesures visant à remédier à la violence à l’égard des femmes sont désormais attendues à un niveau supérieur. »

L’enquête a interrogé des femmes sur leur vécu en matière de violence physique, sexuelle ou psychologique, y compris la violence domestique. D’autres sujets ont été traités, tels que la traque furtive (stalking), le harcèlement sexuel, les violences subies dans l’enfance, et le rôle joué par les nouvelles technologies dans les abus subis. Les réponses données à l’enquête permettent de tirer ces principales conclusions :

  • 33 % des femmes, soit 62 millions, ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans ;
  • 22 % ont fait l’objet de violence physique et/ou sexuelle perpétrée par un(e) partenaire intime ;
  • 5 % des femmes ont été violées. Près d’une femme sur 10 qui a fait l’objet de violences sexuelles perpétrées par une personne autre qu’un(e) partenaire indique que l’incident le plus grave a été perpétré par plusieurs auteurs ;
  • 43 % des femmes interrogées ont vécu une certaine forme de violence psychologique perpétrée par un(e) partenaire actuel(le) ou ancien(ne) telle que l’humiliation en public, l’interdiction de sortie ou la séquestration, l’obligation de regarder du matériel pornographique, et des menaces de violence ;
  • 33 % ont été victimes de violences physiques ou sexuelles commises par un(e) adulte pendant leur enfance. Parmi les victimes de violence sexuelle pendant l’enfance, 12 % ont vécu des actes dont la moitié étaient commis par des hommes qu’elles ne connaissaient pas. Ces formes d’abus impliquent généralement des actes tels que l’exhibition des parties génitales par un(e) adulte, les caresses sur les parties génitales de l’enfant ou l’effleurement de la poitrine ;
  • 18 % des femmes ont été victimes de traque furtive (« stalking ») depuis l’âge de 15 ans, et 5 % au cours des 12 mois précédant l’entretien. Ceci correspondrait à 9 millions de femmes dans l’UE. 21 % des femmes qui en ont fait l’objet ont dit que la traque a duré plus de deux ans ;
  • 11 % des femmes ont reçu des avances déplacées sur les réseaux sociaux ou des courriels ou textos (SMS) à caractère sexuellement explicite. 20 % des jeunes femmes (18-29 ans) ont été victimes d’un tel cyberharcèlement ;
  • 55 % des femmes ont été victimes d’une forme quelconque de harcèlement sexuel. 32 % des victimes de harcèlement sexuel ont déclaré que l’auteur était un(e) supérieur(e) hiérarchique, un(e) collègue ou un(e) client(e) ;
  • 67 % n’ont pas signalé à la police ou à un autre organisme l’acte le plus sévère de violence commise à leur égard par un(e) partenaire ;

L’enquête sur laquelle se fonde le rapport montre clairement que différents acteurs doivent agir pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, notamment les employeurs, les professionnels de la santé et les fournisseurs de services internet. La FRA a formulé plusieurs propositions pour améliorer la situation et soutenir les décideurs politiques à l’échelle de l’UE et au niveau des États membres dans l’introduction et la mise en œuvre de mesures exhaustives permettant de prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes :

  • Il est recommandé aux États membres de l’UE de ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul).
  • Les États membres de l’UE devraient considérer la violence conjugale comme un sujet nécessitant l’intervention de l’État plutôt que comme une affaire privée. La législation de tous les États membres de l’UE devrait offrir aux femmes mariées la même protection en matière de viol qu’aux femmes qui ne le sont pas, et traiter la violence domestique comme une question de préoccupation publique majeure.
  • Les États membres de l’UE doivent revoir la portée actuelle des réponses législatives et politiques au harcèlement sexuel en reconnaissant que celui-ci peut se produire dans divers environnements et recourir à divers moyens tels qu’internet ou le téléphone portable.
  • La police, les professionnels de la santé, les employeurs et les services spécialisés d’aide aux victimes devraient être formés, disposer de ressources suffisantes et être investis des pouvoirs leur permettant d’aider les victimes.
  • La police et les autres services pertinents doivent être formés pour reconnaître et comprendre l’impact de la violence psychologique sur les victimes de façon à garantir que toutes les formes de violence à l’égard des femmes (et des filles) dans divers environnements soient reconnues, enregistrées et traitées.
  • La police doit être encouragée à repérer et examiner systématiquement les cas dans lesquels la traque furtive par internet et le cyberharcèlement jouent un rôle.
  • Les plateformes internet et les réseaux sociaux devraient aider les victimes de cyberharcèlement de manière proactive à signaler les abus et devraient être encouragés à limiter les comportements indésirables.
  • Les services d’aide spécialistes sont invités à répondre aux besoins des victimes qui souffrent de sentiments négatifs tels que la culpabilité ou un sentiment de honte à la suite de violences.
  • Les campagnes organisées sur la violence à l’égard des femmes et les réponses à cette violence doivent s’adresser tant aux hommes qu’aux femmes. Les hommes doivent être engagés de manière positive dans des initiatives qui traitent la façon dont certains hommes sont violents à l’égard des femmes.
  • Il est clairement nécessaire d’améliorer et d’harmoniser la collecte de données sur la violence à l’égard des femmes, tant dans les États membres qu’entre les États membres.

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Un évènement « qui donne la pèche »

publié le 1 mars 2014
rubrique : Actualités

Jeudi  20 février, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes est, pour la deuxième fois en quelques mois, au patio de la Villeneuve de Grenoble.
C’est le lieu choisi pour recevoir le rapport qu’elle a commandé 4 mois plus tôt  à Olivier Noblecourt, adjoint au Maire de Grenoble.
Rencontre simple et chaleureuse, rapide,  organisé un peu au débotté. L’agenda de ministre resserre le temps, mais l’essentiel sera là.
C’est d’abord la présentation par Olivier Noblecourt du travail accompli par une belle équipe capable de croiser les approches, institutionnelles, universitaires, associatives. Des rencontres d’associations au niveau national et local permettent moins des révélations qu’une synthèse forte d’un état des lieux et d’une bonne cinquantaine de recommandations.
Le rapport est assez court, clair, il se veut concret, pouvant rapidement se traduire en actions qui devraient permettent de réduire l’accumulation des difficultés auxquelles les femmes migrantes sont confrontées.
L’accent est mis sur la diversité des situations et les transformations de la réalité migratoire :  il nous invite aussi à « modifier notre regard ».
La Ministre, exprime tout simplement son plaisir d’être là, dans un quartier souvent stigmatisé, elle souligne combien elle apprécie ce rapport qui pour une part s’appuie sur des initiatives de terrain qui font leur preuve, mais demandent à être généralisées pour contrecarrer les discriminations criantes ou insidieuses dont sont victimes les femmes migrantes.
Puis quelques unes des associations qui ont contribué localement aux travaux prennent rapidement la parole pour réagir « à vif » à ce rapport et souligner combien les questions soulevées rejoignent les préoccupations de  leur engagement quotidien. Elles souhaitent évidemment que cela ne soit pas un rapport de plus qui reste lettre morte.
Médecins du Monde, Planning Familial, Solidarité Femmes, Femmes Egalité…et quelques autres interviennent tour à tour.
La question des violences auxquelles les femmes migrantes sont particulièrement exposées figurent hélas en bonne place dans ce rapport, tant elle est majeure et transversale.  Obstacle pour pouvoir faire valoir ses droits fondamentaux,  pour accéder à l’emploi, pour habiter et  vivre  avec les enfants dans des conditions dignes qui leur permettent de bien grandir, impact évidemment sur la santé et le bien-être.
Ces interventions ont permis de constater à nouveau l’importance du terrain, la complémentarité des interventions publiques et des initiatives associatives qui doivent encore mieux se conjuguer.
 Il fut aussi question des ressources sous-estimées : ne considérons pas seulement ces femmes comme des victimes, ou des personnes en demande d’aide. Elles possèdent  aussi des ressources incroyables. Elles sont courageuses à l’évidence, mais aussi inventives. Il s’agit bien de travailler avec elles aux conditions indispensables pour que chacune  puisse  jouer à plein tous les rôles auxquels elle aspire. Il nous faut « les accompagner et renforcer leur pouvoir d’agir. »
« Une rencontre qui donne la pèche »,  formule de conclusion de  l’un d’entre nous : en réalité un coup d’envoi.
Marie-France Motte – Vice Présidente de l’association Miléna

8 mars 2014

publié le 26 février 2014
rubrique : Actualités

Participez à la Journée internationale des droits des femmes à Échirolles, sur le thème « Femmes et hommes : oser prendre sa place » ! Rendez-vous samedi 8 mars dès 10h à Échirolles

Pour plus d’information : INVIT PROGRAMME 8 MARS 2014 BD-1